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Contrats d’entretien pour les frégates de classe Halifax:

Ottawa, le 22 mars 2018 – « Ottawa doit ce contrat à la Davie. C’est un gros minimum après avoir causé 800 pertes d’emplois. On a passé l’étape des belles promesses et des négociations qui n’aboutissent jamais. Le temps est venu de laisser une chance au Chantier Davie de soumissionner pour les contrats d’entretien des frégates de classes Halifax », a déclaré Michel Boudrias.

Le député du Groupe parlementaire québécois demande à Justin Trudeau de lancer immédiatement un appel d’offres prévu pour 2018 concernant la maintenance de 7 à 12 frégates de combat de classe Halifax. Ces contrats pourraient représenter entre 1,2 et 1,7 milliard $ pour l’entreprise basée à Lévis et assureraient entre 450 et 500 emplois, selon les estimations du Chantier.

L’attribution de ce mandat arriverait à point pour Davie, qui a dû licencier 800 travailleurs avant les Fêtes, faute de contrats fédéraux. L’entreprise est depuis en négociations avec Ottawa pour doter la Garde côtière de nouveaux brise-glaces, mais les discussions s’étirent.

Le député de Terrebonne souligne par ailleurs que les deux chantiers rivaux de la Davie, Seaspan et Irving Shipbuilding, croulent déjà sous les contrats fédéraux après avoir été favorisés dans la stratégie canadienne de construction navale. M. Boudrias craint des retards de production et estime que l’octroi des contrats de maintenance au Chantier Davie ne serait pas seulement bénéfique pour l’entreprise et les contribuables québécois, mais également pour la Marine canadienne.

« Il y a des besoins à combler et les autres chantiers sont débordés. Ça tombe bien, le plus grand chantier au Canada a justement des cales disponibles et des travailleurs au chômage en plus d’avoir la réputation d’être l’un des meilleurs en Amérique du Nord. Il faut sortir de la logique partisane et considérer les aspects stratégiques. Lorsque les intérêts économique, industriel, militaire et stratégique convergent, il faut cesser de tergiverser et appliquer la solution qui s’impose : donner des contrats à la Davie », a conclu le député Michel Boudrias.

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