Parcs nationaux

Le diable est souvent dans les détails. À propos de la péréquation, le Québec fait souvent plus que sa part. Que ce soit pour le développement du Nucléaire et de l’industrie automobile en Ontario, en passant par le développement de l’industrie du pétrole albertain, sans oublier les scandales de Muskrat Falls et de la stratégie d’acquisition navale canadienne. Bref, les exemples sont légion. Le Québec n’est pas l’enfant à charge du Canada et les faits prouvent bien souvent le contraire.

3- Le Québec a financé le secteur de l’industrie automobile de l’Ontario.

Le Québec remet au fédéral 50 milliards $ de taxes et impôts par année. Le Québec a participé au développement du secteur de l’industrie automobile de l’Ontario. Au cours des dernières années, l’industrie automobile à touché près de 4 milliards $ en subventions. Le Québec a payé 1 milliard $. N’oublions pas que l’un de nos secteurs stratégiques comparables, le secteur aéronautique du Québec, n’a reçu que des prêts. Ceci n’est qu’un exemple parmi plusieurs, déboulonnant le mythe voulant que le Québec soit dépendant économiquement du Canada.

2- Le Québec paie pour le développement du gaz naturel, du nucléaire en Ontario et du pétrole de l’ouest.

Le Québec remet au fédéral 50 milliards $ de taxes et impôts par année. Le Québec a participé au développement du gaz naturel, du nucléaire Ontarien et du pétrole de l’ouest. Rappelons-nous qu’en 1972, Ottawa a installé en Ontario un projet-pilote de 16 milliards $ dans le nucléaire. Nous avons également payé le quart de cette facture. Depuis ce temps, la moitié de l’Ontario se chauffe et s’éclaire à l’énergie nucléaire. Souvenons-nous que, depuis les débuts de la société d’État Hydro-Québec jusqu’à nos jours, le Québec a assumé lui-même les risques et le financement de cette société. En effet, le gouvernement d’Ottawa n’a jamais supporté l’État québécois dans cette entreprise. Le mythe voulant que le Québec soit dépendant économiquement du Canada est donc non seulement faux, mais destiné à saper les aspirations nationales de notre peuple.

1- Muskrat Falls : concurrencer Hydro-Québec avec nos impôts.

Muskrat Falls est déjà un fiasco économique majeur, soutenu par le gouvernement d’Ottawa à la demande du gouvernement provincial de Terre-Neuve. Le but de ce projet est de développer un réseau de production et de distribution électrique afin de concurrencer Hydro-Québec.

Souvenons-nous que, depuis les débuts de la société d’État Hydro-Québec jusqu’à nos jours, le Québec a assumé lui-même les risques et le financement de cette société. En effet, le gouvernement d’Ottawa n’a jamais supporté l’État québécois dans cette entreprise.

Actuellement, le gouvernement de Terre-Neuve, par sa filiale Nalcor Energy, travaille à construire une nouvelle centrale hydro-électrique nommée Muskrat Falls. Le but est de contourner le réseau de distribution d’Hydro-Québec. Ce sera donc près de 3 milliards de dollars provenant du Québec qui seront perdus dans ce fiasco économique qui vise principalement à nous concurrencer de manière déloyale. Trois milliards d’impôts et de taxes du Québec que le gouvernement du Canada utilise pour nous amoindrir et freiner notre propre développement. Pendant ce temps, il n’y a aucune amélioration en ce qui a trait à notre industrie forestière, nos télécommunications, la culture, la protection de la gestion de l’offre et l’électrification des transports. Il semble donc qu’il y ait un coût, un lourd tribut à payer pour demeurer canadien.

Nous sommes 8,2 millions d’actionnaires d’Hydro-Québec, et, ensemble, nous devons rappeler aux élus du Québec à Ottawa leurs devoirs et leurs responsabilités dans ce dossier.

LE FRANÇAIS EST LA CINQUIÈME LANGUE LA PLUS PARLÉE AU MONDE

Actuellement, le français est la cinquième langue la plus parlée au monde avec plus de 250 millions de locuteurs. Il est également la troisième langue la plus utilisée pour les affaires (en voie de devenir la deuxième) et la quatrième la plus utilisée par les internautes. De plus, le français est une langue diplomatique officielle utilisée à l’ONU, à l’OTAN et aux jeux Olympiques.

Les statistiques en matière de langue française au Québec ne sont pas très encourageantes. La proportion de la population parlant le français à la maison est passée de 83,1% en 2001 à 80,6% en 2016, soit un déclin de 2,5% en 15 ans.

LA RÉPARTITION DES SIÈGES À LA CHAMBRE DES COMMUNES DÉSAVANTAGERA TOUJOURS LE QUÉBEC

Seuls 23% des sièges à la Chambre des communes proviennent du Québec. Les Québécois seront toujours, et de plus en plus, minoritaires au parlement d’Ottawa.

Le calcul est vite fait: les 121 sièges de l’Ontario et 104 sièges des quatre provinces de l’ouest comptent beaucoup plus que les 78 sièges des Québécois. Face aux grands intérêts de Toronto et de Calgary, le Québec passe toujours en dernier.

Ce désavantage stratégique majeur est d’ailleurs l’une des principales raisons pour laquelle le Québec est trop souvent victime des décisions d’Ottawa.

L’indépendance du Québec nous fera passer de minorité à majorité nationale. Le Québec n’écopera plus jamais des décisions imposées par une majorité canadienne.

Se prémunir de l’influence des lobbys

Les lobbys sont puissants et influents à Ottawa. Leurs intérêts, ainsi que les intérêts du Canada sont souvent en opposition à ceux de l’État québécois.

Il existe des mécanismes pour un État indépendant afin de limiter et de contrôler l’influence que les lobbys ont sur la classe politique.

J’ai personnellement présenté un projet de loi (C-364) en ce sens l’automne dernier. L’idée était de limiter le plafond des dons aux partis politiques. Mon projet de loi a été rejeté par les libéraux et les conservateurs.

L’État québécois a déjà mis en place un plafond pour les dons aux partis politiques (100$). Limitant ainsi le possible trafique d’influence et retour d’ascenseur.

Un Québec pays héritera évidement de cette prérogative. Il pourra d’ailleurs aller plus loin dans sa chasse au trafic d’influence qui gangrène et sape la confiance du public envers sa classe politique.

Un Québec indépendant sera donc mieux protégé du trafic d’influence et les pouvoirs acquis par son accession à l’indépendance seront mieux protégés des intérêts privés.

Un Québec pays possèdera sa propre force militaire

Un Québec pays possèdera sa propre force militaire. En collaboration avec les pays alliés, cette force sera déployée en fonction des intérêts nationaux de l’État québécois.

Un Québec indépendant sera ainsi en mesure d’assurer sa propre sécurité nationale. Cette force armée sera comparable à celle de nombreux pays actuellement membre de l’OTAN.

L’armée québécoise pourra être spécialisée dans les missions de maintiens de la paix, les missions de recherche et sauvetage sur notre vaste territoire et dans les interventions lors de catastrophe naturelle.

Professionnelle, mobile et hautement adaptée à nos besoins, l’armée québécoise nous garantira une place dans les rangs de l’OTAN.

Au sein de la fédération canadienne, le Québec paie déjà pour l’entretien et le déploiement d’une force militaire. Nous possédons donc déjà environ 23% des actifs d’une armée répondant aux ordres d’un gouvernement central dans lequel le Québec est minoritaire. L’indépendance nous permettra de faire mieux. Plus petit, plus adapté et plus spécialisé pour servir les besoins de l’État québécois.

 

Un Québec indépendant négociera ses propres traités internationaux

Un Québec indépendant nous garantira les pleins pouvoirs sur la négociation de nos traités internationaux.

Un Québec pays portera sa propre voix et ne sacrifiera pas son commerce au profit de celui des intérêts d’autres pays.

Un Québec indépendant pèsera plus lourd présent aux tables de négociation qu’un Québec province absent.

Il y a un parti à Ottawa qui ne parle que pour le Québec, juste pour le Québec, et c’est le Bloc Québécois.

 

Un Québec indépendant sera la 17e puissance économique mondiale

Un Québec pays bénéficiera de revenus plus que suffisants pour financer toutes les missions d’un État indépendant. Un Québec indépendant sera donc viable sur le point de vue économique et sera dans une position avantageuse par rapport aux autres pays développés.
En effet, Sur les 193 pays reconnus à l’ONU, le Québec sera la 17e puissance économique mondiale.

De plus, il sera enfin libéré de la tutelle canadienne et pourra entreprendre lui-même le développement de son économie en faisant des choix différents de ceux du Canada comme d’investir dans l’électrification des transports plutôt que dans l’industrie pétrolière. Le Québec est aujourd’hui en meilleure posture financièrement pour réaliser son indépendance qu’en 1995 et qu’en 1980.