Parcs nationaux

Le diable est souvent dans les détails. À propos de la péréquation, le Québec fait souvent plus que sa part. Que ce soit pour le développement du Nucléaire et de l’industrie automobile en Ontario, en passant par le développement de l’industrie du pétrole albertain, sans oublier les scandales de Muskrat Falls et de la stratégie d’acquisition navale canadienne. Bref, les exemples sont légion. Le Québec n’est pas l’enfant à charge du Canada et les faits prouvent bien souvent le contraire.

Cinq axes d’orientations pour le Bloc Québécois et le mouvement indépendantiste

1 RESPONSABILITÉ ENVERS LE MOUVEMENT INDÉPENDANTISTE : Dans l’état actuel de la situation pour les partis indépendantistes tant à Québec qu’à Ottawa, le Bloc Québécois doit assumer la lourde responsabilité d’incarner la première phase du processus de relance du mouvement souverainiste, c’est-à-dire, le rendez-vous électoral de 2019

 

2 PROMOTION ET VULGARISATION DE L’INDÉPENDANCE : Par l’intermédiaire des tous les organes de diffusion du Bloc Québécois, en ciblant les enjeux fédéraux passés et actuels afin de:

a.Maintenir et poursuivre la campagne de promotion de l’indépendance, semaines après semaines;

b.Définir les contours et illustrer les avantages de l’exercice des pouvoirs actuellement détenus par le gouvernement fédéral dans le contexte d’un Québec indépendant;

c.Élargir la diffusion de l’indépendance et de ses corollaires, lorsque nos moyens financiers le permettront, sous forme de publicité : radiodiffusion, presse écrite, télévision et internet.

d.Travailler de concert avec nos partenaires politiques à Québec et dans la société civile afin de partager les coûts et les moyens de diffusion afin d’optimiser la promotion et la vulgarisation des avantages de l’indépendance auprès de la population québécoise.

 

3 DÉFENSE ET PROTECTION POLITIQUE DU QUÉBEC À OTTAWA : Avec un gouvernement fédéraliste à Québec jusqu’en 2022, le Bloc Québécois doit servir de rempart inébranlable en ce qui touche à la protection des intérêts nationaux du Québec à Ottawa. Par ailleurs, le Bloc Québécois défendra tous les consensus de l’Assemblée nationale du Québec.

 

4 APPUYER L’EFFECTIVITÉ DE L’ÉTAT QUÉBÉCOIS : Dans l’éventualité de l’obtention d’un rapport de force politique favorable en nombre d’élu(e)s du Bloc Québécois en 2019:

a.Prélèvement des impôts: définir en tant qu’enjeu électoral l’objectif de réaliser le rapport d’impôt unique en faveur du Québec dans le prochain mandat. Viser la récupération par Québec des points d’impôts actuellement détenus par Ottawa.

b.Transfert des pouvoirs: contribuer à augmenter la puissance de l’État québécois et augmenter sa souveraineté en visant le transfert des pouvoirs fédéraux d’Ottawa vers Québec.

c.Balance du pouvoir: Une majorité d’élus bloquistes à Ottawa permet de fournir au gouvernement du Québec une balance du pouvoir en contexte de gouvernement minoritaire. Le Bloc Québécois doit rappeler aux Québécois et Québécoises qu’il est possible d’obtenir un rapport de force favorable afin d’obtenir des gains pour le Québec.

 

5 RESTRUCTURATION D’ICI 2021 : Lorsqu’occupées par des élus indépendantistes, les circonscriptions fédérales doivent utiliser les ressources et tribunes mises à leur disposition pour appuyer la reconstruction du projet souverainiste au Québec. Le Bloc Québécois doit appuyer les formations politiques indépendantistes qui siègent à l’Assemblée Nationale ainsi que tous les autres partenaires souverainistes. D’ici 2021, les forces souverainistes doivent viser à se reconstituer en un seul parti souverainiste agissant d’une seule voix à Québec et à Ottawa.

3- Le Québec a financé le secteur de l’industrie automobile de l’Ontario.

Le Québec remet au fédéral 50 milliards $ de taxes et impôts par année. Le Québec a participé au développement du secteur de l’industrie automobile de l’Ontario. Au cours des dernières années, l’industrie automobile à touché près de 4 milliards $ en subventions. Le Québec a payé 1 milliard $. N’oublions pas que l’un de nos secteurs stratégiques comparables, le secteur aéronautique du Québec, n’a reçu que des prêts. Ceci n’est qu’un exemple parmi plusieurs, déboulonnant le mythe voulant que le Québec soit dépendant économiquement du Canada.

2- Le Québec paie pour le développement du gaz naturel, du nucléaire en Ontario et du pétrole de l’ouest.

Le Québec remet au fédéral 50 milliards $ de taxes et impôts par année. Le Québec a participé au développement du gaz naturel, du nucléaire Ontarien et du pétrole de l’ouest. Rappelons-nous qu’en 1972, Ottawa a installé en Ontario un projet-pilote de 16 milliards $ dans le nucléaire. Nous avons également payé le quart de cette facture. Depuis ce temps, la moitié de l’Ontario se chauffe et s’éclaire à l’énergie nucléaire. Souvenons-nous que, depuis les débuts de la société d’État Hydro-Québec jusqu’à nos jours, le Québec a assumé lui-même les risques et le financement de cette société. En effet, le gouvernement d’Ottawa n’a jamais supporté l’État québécois dans cette entreprise. Le mythe voulant que le Québec soit dépendant économiquement du Canada est donc non seulement faux, mais destiné à saper les aspirations nationales de notre peuple.

1- Muskrat Falls : concurrencer Hydro-Québec avec nos impôts.

Muskrat Falls est déjà un fiasco économique majeur, soutenu par le gouvernement d’Ottawa à la demande du gouvernement provincial de Terre-Neuve. Le but de ce projet est de développer un réseau de production et de distribution électrique afin de concurrencer Hydro-Québec.

Souvenons-nous que, depuis les débuts de la société d’État Hydro-Québec jusqu’à nos jours, le Québec a assumé lui-même les risques et le financement de cette société. En effet, le gouvernement d’Ottawa n’a jamais supporté l’État québécois dans cette entreprise.

Actuellement, le gouvernement de Terre-Neuve, par sa filiale Nalcor Energy, travaille à construire une nouvelle centrale hydro-électrique nommée Muskrat Falls. Le but est de contourner le réseau de distribution d’Hydro-Québec. Ce sera donc près de 3 milliards de dollars provenant du Québec qui seront perdus dans ce fiasco économique qui vise principalement à nous concurrencer de manière déloyale. Trois milliards d’impôts et de taxes du Québec que le gouvernement du Canada utilise pour nous amoindrir et freiner notre propre développement. Pendant ce temps, il n’y a aucune amélioration en ce qui a trait à notre industrie forestière, nos télécommunications, la culture, la protection de la gestion de l’offre et l’électrification des transports. Il semble donc qu’il y ait un coût, un lourd tribut à payer pour demeurer canadien.

Nous sommes 8,2 millions d’actionnaires d’Hydro-Québec, et, ensemble, nous devons rappeler aux élus du Québec à Ottawa leurs devoirs et leurs responsabilités dans ce dossier.

Payer 20 milliards $ pour créer du chômage chez nous

Payer 20 milliards $ pour créer du chômage chez nous, détruire nos industries et favoriser la concurrence, c’est cher payé. C’est l’un des prix à payer pour demeurer inféodé à la Fédération canadienne.

Un Québec indépendant devra construire et déployer sa propre flotte. Il assurerait ainsi 30 ans de plein-emploi pour ses chantiers maritimes en fonction de ses choix et orientations en matière de défense et de politique internationale.

Déjà aujourd’hui, nous consacrons 20 milliards$ pour une Marine et une Garde côtière gérées par d’autres et construites ailleurs.

 

Des miettes, encore des miettes, juste des miettes

Contrats d’entretiens pour les frégates de classe Halifax :

« Des miettes, encore des miettes, juste des miettes »

-Michel Boudrias

Terrebonne, le 1er novembre 2018 – Le gouvernement de Justin Trudeau a annoncé aujourd’hui son intention d’octroyer au chantier Davie une partie du contrat pour l’entretien de frégates de classe Halifax. Cependant, seuls 3 navires sur les 12 seront envoyés à Davie et les travaux ne commenceront qu’en 2021. Le député du Bloc Québécois de Terrebonne, Michel Boudrias, souligne que ces contrats sont loin de représenter une annonce suffisante pour Chantier Davie.

« L’histoire se répète, les libéraux lancent quelques miettes et se pavanent comme des paons avec leur annonce médiocre. 3 navires sur 12, pas d’ouvrage avant 2021, alors que le plus grand et le meilleur chantier naval au Canada est sur le banc de touche? C’est très très loin d’être suffisant », a déclaré le député Michel Boudrias.

Soulignons que le contrat d’entretiens des frégates de classe Halifax représentera environ 1,5 milliard $ sur 15 ans pour le chantier de Lévis. Une bien maigre part comparée au 76 milliards $ octroyé jusqu’à présent au chantier Irving de Halifax.

« C’est surréaliste de voir les libéraux fédéraux se péter les bretelles avec une annonce aussi misérable. J’ai été le premier élu à soulever la question de l’entretien des frégates de classe Halifax à la Chambre des communes et il aura fallu des mois pour en arriver à cette annonce. Le Québec paie 23% de la facture, possède 50% de la capacité de production et nous devrions nous contenter des miettes? Non merci », a conclu le député Michel Boudrias.

 

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Payer 20 milliards $ pour créer du chômage chez nous

Terrebonne, le 31 octobre 2018 – Chantier Davie est victime d’une stratégie délibérée du gouvernement d’Ottawa visant à affaiblir l’industrie québécoise croit Michel Boudrias. Plus imposant chantier maritime au Canada, Davie représente près de 50% de la capacité de production navale canadienne. En 2015, il a remporté le titre de «chantier naval nord-américain de l’année»

« Ce n’est donc pas une question de capacité de production, de compétence ou de coûts de production. Au point où nous en sommes, c’est à se demander ou cette politique de destruction s’arrêtera? Que restera-t-il de l’industrie navale québécoise lorsqu’Ottawa aura terminé son saccage », a déclaré le député Michel Boudrias.

Faute de contrats fédéraux, Chantier Davie a dû procéder à la mise à pied de plus de 1100 employés depuis octobre 2017.

C’est moins de 1% des 100 milliards$ de contrats fédéraux que touchera la Davie au profit du monopole exercé par les deux autres chantiers de Vancouver et Halifax. Sur ce 100 milliards $, environ 23 proviennent du Québec.

« C’est cher payé pour créer du chômage chez nous et assassiner l’un de nos fleurons industriels. La solution à court terme consiste à faire élire une majorité de députés indépendantistes du Bloc Québécois à Ottawa afin de servir de rempart contre le gouvernement fédéral. La solution ultime, réaliser l’indépendance du Québec et se libérer une fois pour toutes de ces politiques nocives, injustes et malhonnêtes du gouvernement d’Ottawa », a conclu le député Michel Boudrias.

LES INDÉPENDANTISTES ET L’OBLIGATION D’AGIR

La nécessaire réorganisation

Le temps est venu pour les organisations souverainistes de se redéfinir et de se réinventer. Un changement majeur de la part des partis politiques indépendantistes du Québec est plus que nécessaire. Depuis 2011, les résultats électoraux des forces souverainistes sont peu glorieux. À Ottawa comme à Québec, les partis indépendantistes performent énormément moins par rapport à l’appui à la souveraineté. Pourtant, encore aujourd’hui, près de deux millions d’électeurs québécois se disent en faveur de l’indépendance. Prenons acte de ce constat et entreprenons les actions immédiates pour corriger cette aberration électorale.

À l’aube du prochain rendez-vous électoral fédéral de 2019 et devant l’état actuel des choses, force est de constater que les forces souverainistes n’ont jamais été autant divisées et aussi désorganisées : elles sont actuellement  dans une position de faiblesse historique jamais vue. Trois partis non reconnus (BQ-PQ-QS) se partagent 30 des 203 sièges disponibles à l’Assemblée nationale et à la Chambre des communes. Bien que 14% des élus québécois soient souverainistes – divisés en trois partis et dans deux parlements – l’appui à la souveraineté se maintient  bien au-delà de 30 %. Les résultats sont implacables et commandent des transformations immédiates. L’heure est grave et nos performances appellent à la réorganisation générale de notre mouvement. Il est désormais impératif de mettre de côté les 1001 sujets qui nous divisent pour se concentrer sur le projet fondamental qui nous unit : réaliser l’indépendance du Québec par le biais de mandats électoraux clairs et sans appel.

Autocritique de l’organisation des forces souverainistes

Les indépendantistes doivent dès maintenant retrouver l’efficacité et l’unité de leurs organisations militantes. Il est incontestable que le plan de match politique passe par un discours souverainiste assumé, conséquent et cohérent. Les militants et les électeurs indépendantistes doivent savoir pourquoi, comment et pour combien de temps ils s’engageront. Les partis politiques souverainistes sont tenus d’assumer leur raison d’être – la cause nationale – sans ambiguïté et de manière décomplexée. Cela doit se traduire et s’interpréter concrètement dans nos actions. Dans l’ordre actuel des choses, notre mouvement est mal placé pour incarner les aspirations de liberté et d’émancipation de la nation québécoise. Nous sommes indépendantistes, notamment pour en finir avec les chevauchements administratifs et les paralysies bureaucratiques entre Québec et Ottawa. Depuis plus d’une décennie, notre mouvement politique est devenu inconséquent en cette matière. À titre d’exemple, tout comme moi, plusieurs souverainistes disposent de plus d’une carte de membre et financent une multitude de partis ou d’organisations civiles indépendantistes. Cela produit au fil du temps l’effet pervers de diluer fatalement nos forces. Depuis une décennie, nous affaiblissons nos forces dans un manque de coordination notoire auprès de trois partis, trois chefs, 453 associations de circonscriptions, trois permanences, trois logos et trois programmes qui ne s’harmonisent pas. Nous épuisons inutilement nos militants. Nous décourageons les électeurs. Ces joutes entre les partis tuent tout espoir en l’avenir. Nous sommes à mon humble avis les seuls responsables des contreperformances électorales et de la morosité ambiante des indépendantistes. Ce mode de fonctionnement erratique et contre-productif doit cesser une fois pour toutes.

Le modèle écossais

Je soutiens que dans l’état actuel de notre maison, la nécessaire réingénierie de la force politique des indépendantistes passe par une organisation unifiée. À l’instar du SNP (Scottish National Party), les différents partis politiques souverainistes québécois qui œuvrent actuellement à l’Assemblée nationale et à la Chambre des communes ont tout intérêt à se regrouper en une seule et unique force. La mission est simple : un seul parti souverainiste, un seul programme, une seule organisation, une seule mission coordonnée qui s’articule à l’intérieur des parlements de Québec et d’Ottawa. En tant qu’élu indépendantiste et à l’heure d’une refondation au Bloc Québécois, je lance dès maintenant cette idée afin qu’elle puisse cheminer auprès de tous les Québécois.

Les obligations de résultats 

L’ensemble des forces souverainistes doit immédiatement prendre acte des échéanciers qui nous incombent et du message à envoyer aux deux millions d’électeurs indépendantistes. Nous leur devons un renversement de cette impasse en 2019 afin de leur redonner espoir pour la prochaine décennie. Incarnons et assumons notre cause nationale avant, pendant et à l’occasion de toutes les élections, sans détour et sans ambigüité. La priorité politique immédiate des souverainistes passe par le rendez-vous de l’élection fédérale de 2019 : il sera impératif d’élire une majorité de députés du Bloc. Nous assurerons ainsi la progression des forces souverainistes tout en assumant la seule police d’assurance des Québécois qui vaille face au gouvernement d’Ottawa. Nous avons besoin d’une majorité au Québec pour forcer une minorité de tout gouvernement fédéraliste à Ottawa. C’est la première étape pour assurer la pérennité du mouvement politique, de se donner une chance d’unifier nos forces entre 2019-2021 et d’élire un gouvernement indépendantiste majoritaire en 2022.