Payer 20 milliards $ pour créer du chômage chez nous

Payer 20 milliards $ pour créer du chômage chez nous, détruire nos industries et favoriser la concurrence, c’est cher payé. C’est l’un des prix à payer pour demeurer inféodé à la Fédération canadienne.

Un Québec indépendant devra construire et déployer sa propre flotte. Il assurerait ainsi 30 ans de plein-emploi pour ses chantiers maritimes en fonction de ses choix et orientations en matière de défense et de politique internationale.

Déjà aujourd’hui, nous consacrons 20 milliards$ pour une Marine et une Garde côtière gérées par d’autres et construites ailleurs.

 

Des miettes, encore des miettes, juste des miettes

Contrats d’entretiens pour les frégates de classe Halifax :

« Des miettes, encore des miettes, juste des miettes »

-Michel Boudrias

Terrebonne, le 1er novembre 2018 – Le gouvernement de Justin Trudeau a annoncé aujourd’hui son intention d’octroyer au chantier Davie une partie du contrat pour l’entretien de frégates de classe Halifax. Cependant, seuls 3 navires sur les 12 seront envoyés à Davie et les travaux ne commenceront qu’en 2021. Le député du Bloc Québécois de Terrebonne, Michel Boudrias, souligne que ces contrats sont loin de représenter une annonce suffisante pour Chantier Davie.

« L’histoire se répète, les libéraux lancent quelques miettes et se pavanent comme des paons avec leur annonce médiocre. 3 navires sur 12, pas d’ouvrage avant 2021, alors que le plus grand et le meilleur chantier naval au Canada est sur le banc de touche? C’est très très loin d’être suffisant », a déclaré le député Michel Boudrias.

Soulignons que le contrat d’entretiens des frégates de classe Halifax représentera environ 1,5 milliard $ sur 15 ans pour le chantier de Lévis. Une bien maigre part comparée au 76 milliards $ octroyé jusqu’à présent au chantier Irving de Halifax.

« C’est surréaliste de voir les libéraux fédéraux se péter les bretelles avec une annonce aussi misérable. J’ai été le premier élu à soulever la question de l’entretien des frégates de classe Halifax à la Chambre des communes et il aura fallu des mois pour en arriver à cette annonce. Le Québec paie 23% de la facture, possède 50% de la capacité de production et nous devrions nous contenter des miettes? Non merci », a conclu le député Michel Boudrias.

 

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Payer 20 milliards $ pour créer du chômage chez nous

Terrebonne, le 31 octobre 2018 – Chantier Davie est victime d’une stratégie délibérée du gouvernement d’Ottawa visant à affaiblir l’industrie québécoise croit Michel Boudrias. Plus imposant chantier maritime au Canada, Davie représente près de 50% de la capacité de production navale canadienne. En 2015, il a remporté le titre de «chantier naval nord-américain de l’année»

« Ce n’est donc pas une question de capacité de production, de compétence ou de coûts de production. Au point où nous en sommes, c’est à se demander ou cette politique de destruction s’arrêtera? Que restera-t-il de l’industrie navale québécoise lorsqu’Ottawa aura terminé son saccage », a déclaré le député Michel Boudrias.

Faute de contrats fédéraux, Chantier Davie a dû procéder à la mise à pied de plus de 1100 employés depuis octobre 2017.

C’est moins de 1% des 100 milliards$ de contrats fédéraux que touchera la Davie au profit du monopole exercé par les deux autres chantiers de Vancouver et Halifax. Sur ce 100 milliards $, environ 23 proviennent du Québec.

« C’est cher payé pour créer du chômage chez nous et assassiner l’un de nos fleurons industriels. La solution à court terme consiste à faire élire une majorité de députés indépendantistes du Bloc Québécois à Ottawa afin de servir de rempart contre le gouvernement fédéral. La solution ultime, réaliser l’indépendance du Québec et se libérer une fois pour toutes de ces politiques nocives, injustes et malhonnêtes du gouvernement d’Ottawa », a conclu le député Michel Boudrias.

LES INDÉPENDANTISTES ET L’OBLIGATION D’AGIR

La nécessaire réorganisation

Le temps est venu pour les organisations souverainistes de se redéfinir et de se réinventer. Un changement majeur de la part des partis politiques indépendantistes du Québec est plus que nécessaire. Depuis 2011, les résultats électoraux des forces souverainistes sont peu glorieux. À Ottawa comme à Québec, les partis indépendantistes performent énormément moins par rapport à l’appui à la souveraineté. Pourtant, encore aujourd’hui, près de deux millions d’électeurs québécois se disent en faveur de l’indépendance. Prenons acte de ce constat et entreprenons les actions immédiates pour corriger cette aberration électorale.

À l’aube du prochain rendez-vous électoral fédéral de 2019 et devant l’état actuel des choses, force est de constater que les forces souverainistes n’ont jamais été autant divisées et aussi désorganisées : elles sont actuellement  dans une position de faiblesse historique jamais vue. Trois partis non reconnus (BQ-PQ-QS) se partagent 30 des 203 sièges disponibles à l’Assemblée nationale et à la Chambre des communes. Bien que 14% des élus québécois soient souverainistes – divisés en trois partis et dans deux parlements – l’appui à la souveraineté se maintient  bien au-delà de 30 %. Les résultats sont implacables et commandent des transformations immédiates. L’heure est grave et nos performances appellent à la réorganisation générale de notre mouvement. Il est désormais impératif de mettre de côté les 1001 sujets qui nous divisent pour se concentrer sur le projet fondamental qui nous unit : réaliser l’indépendance du Québec par le biais de mandats électoraux clairs et sans appel.

Autocritique de l’organisation des forces souverainistes

Les indépendantistes doivent dès maintenant retrouver l’efficacité et l’unité de leurs organisations militantes. Il est incontestable que le plan de match politique passe par un discours souverainiste assumé, conséquent et cohérent. Les militants et les électeurs indépendantistes doivent savoir pourquoi, comment et pour combien de temps ils s’engageront. Les partis politiques souverainistes sont tenus d’assumer leur raison d’être – la cause nationale – sans ambiguïté et de manière décomplexée. Cela doit se traduire et s’interpréter concrètement dans nos actions. Dans l’ordre actuel des choses, notre mouvement est mal placé pour incarner les aspirations de liberté et d’émancipation de la nation québécoise. Nous sommes indépendantistes, notamment pour en finir avec les chevauchements administratifs et les paralysies bureaucratiques entre Québec et Ottawa. Depuis plus d’une décennie, notre mouvement politique est devenu inconséquent en cette matière. À titre d’exemple, tout comme moi, plusieurs souverainistes disposent de plus d’une carte de membre et financent une multitude de partis ou d’organisations civiles indépendantistes. Cela produit au fil du temps l’effet pervers de diluer fatalement nos forces. Depuis une décennie, nous affaiblissons nos forces dans un manque de coordination notoire auprès de trois partis, trois chefs, 453 associations de circonscriptions, trois permanences, trois logos et trois programmes qui ne s’harmonisent pas. Nous épuisons inutilement nos militants. Nous décourageons les électeurs. Ces joutes entre les partis tuent tout espoir en l’avenir. Nous sommes à mon humble avis les seuls responsables des contreperformances électorales et de la morosité ambiante des indépendantistes. Ce mode de fonctionnement erratique et contre-productif doit cesser une fois pour toutes.

Le modèle écossais

Je soutiens que dans l’état actuel de notre maison, la nécessaire réingénierie de la force politique des indépendantistes passe par une organisation unifiée. À l’instar du SNP (Scottish National Party), les différents partis politiques souverainistes québécois qui œuvrent actuellement à l’Assemblée nationale et à la Chambre des communes ont tout intérêt à se regrouper en une seule et unique force. La mission est simple : un seul parti souverainiste, un seul programme, une seule organisation, une seule mission coordonnée qui s’articule à l’intérieur des parlements de Québec et d’Ottawa. En tant qu’élu indépendantiste et à l’heure d’une refondation au Bloc Québécois, je lance dès maintenant cette idée afin qu’elle puisse cheminer auprès de tous les Québécois.

Les obligations de résultats 

L’ensemble des forces souverainistes doit immédiatement prendre acte des échéanciers qui nous incombent et du message à envoyer aux deux millions d’électeurs indépendantistes. Nous leur devons un renversement de cette impasse en 2019 afin de leur redonner espoir pour la prochaine décennie. Incarnons et assumons notre cause nationale avant, pendant et à l’occasion de toutes les élections, sans détour et sans ambigüité. La priorité politique immédiate des souverainistes passe par le rendez-vous de l’élection fédérale de 2019 : il sera impératif d’élire une majorité de députés du Bloc. Nous assurerons ainsi la progression des forces souverainistes tout en assumant la seule police d’assurance des Québécois qui vaille face au gouvernement d’Ottawa. Nous avons besoin d’une majorité au Québec pour forcer une minorité de tout gouvernement fédéraliste à Ottawa. C’est la première étape pour assurer la pérennité du mouvement politique, de se donner une chance d’unifier nos forces entre 2019-2021 et d’élire un gouvernement indépendantiste majoritaire en 2022.

Michel Boudrias et le Bloc Québécois seront au rendez-vous en 2019

 

Terrebonne, le 15 octobre 2018 – Michel Boudrias, annonce qu’il briguera un second mandat comme député à Terrebonne. Monsieur Boudrias estime que les pouvoirs détenus à Ottawa sont trop importants pour le Québec pour être laissés entre les mains de partis ayant des intérêts autres que ceux du Québec.

« Les indépendantistes à la Chambre des communes constituent le corps expéditionnaire du Québec à Ottawa. C’est là-bas que les décisions cruciales se prennent. Aucun peuple sur terre ne veut être relégué à la gestion des pouvoirs provinciaux. Nous l’avons d’ailleurs constaté lors des dernières élections québécoises, économie, immigration, traités internationaux (ALÉNA), politiques environnementales, ce sont ces champs de compétences sous juridiction fédérale qui ont marqué l’essentiel des débats. Ces pouvoirs sont trop importants pour que nous signions un chèque en blanc à quelque parti pancanadien que ce soit. Ces derniers opteront toujours pour les intérêts des autres provinces avant le Québec, c’est mécanique et mathématique. En ce sens, seul le Bloc Québécois peut se faire le défenseur des intérêts du Québec », a déclaré le député Michel Boudrias.

Selon Michel Boudrias, les forces indépendantistes peuvent et doivent converger. Le point de rassemblement ne doit pas pour autant être celui d’un lointain référendum, mais doit s’opérer sous forme d’actes d’États.

« Les Québécois, qu’ils soient indépendantistes ou nationalistes, attendent des résultats concrets.  Les promesses électorales doivent pouvoir se traduire concrètement, notamment par la restitution de pouvoirs politiques tels que le rapport d’impôt unique, la gestion des politiques d’immigrations, la mise sur pied de politiques environnementales, la négociation de traités internationaux, etc. Le chemin de l’indépendance nationale passe par les actes d’États qui rendront le Québec effectif dans le plus grand nombre possible de champs de compétence fédéral. En donnant au Bloc Québécois un rapport de force digne de ce nom à Ottawa, le Québec s’assure de pouvoir forcer le jeu dans le rapatriement de ces pouvoirs  », a conclu le député Michel Boudrias.

Monsieur Boudrias annonce par ailleurs qu’il entre en mode électorale dès maintenant.

 

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LE FRANÇAIS EST LA CINQUIÈME LANGUE LA PLUS PARLÉE AU MONDE

Actuellement, le français est la cinquième langue la plus parlée au monde avec plus de 250 millions de locuteurs. Il est également la troisième langue la plus utilisée pour les affaires (en voie de devenir la deuxième) et la quatrième la plus utilisée par les internautes. De plus, le français est une langue diplomatique officielle utilisée à l’ONU, à l’OTAN et aux jeux Olympiques.

Les statistiques en matière de langue française au Québec ne sont pas très encourageantes. La proportion de la population parlant le français à la maison est passée de 83,1% en 2001 à 80,6% en 2016, soit un déclin de 2,5% en 15 ans.

LA RÉPARTITION DES SIÈGES À LA CHAMBRE DES COMMUNES DÉSAVANTAGERA TOUJOURS LE QUÉBEC

Seuls 23% des sièges à la Chambre des communes proviennent du Québec. Les Québécois seront toujours, et de plus en plus, minoritaires au parlement d’Ottawa.

Le calcul est vite fait: les 121 sièges de l’Ontario et 104 sièges des quatre provinces de l’ouest comptent beaucoup plus que les 78 sièges des Québécois. Face aux grands intérêts de Toronto et de Calgary, le Québec passe toujours en dernier.

Ce désavantage stratégique majeur est d’ailleurs l’une des principales raisons pour laquelle le Québec est trop souvent victime des décisions d’Ottawa.

L’indépendance du Québec nous fera passer de minorité à majorité nationale. Le Québec n’écopera plus jamais des décisions imposées par une majorité canadienne.

Se prémunir de l’influence des lobbys

Les lobbys sont puissants et influents à Ottawa. Leurs intérêts, ainsi que les intérêts du Canada sont souvent en opposition à ceux de l’État québécois.

Il existe des mécanismes pour un État indépendant afin de limiter et de contrôler l’influence que les lobbys ont sur la classe politique.

J’ai personnellement présenté un projet de loi (C-364) en ce sens l’automne dernier. L’idée était de limiter le plafond des dons aux partis politiques. Mon projet de loi a été rejeté par les libéraux et les conservateurs.

L’État québécois a déjà mis en place un plafond pour les dons aux partis politiques (100$). Limitant ainsi le possible trafique d’influence et retour d’ascenseur.

Un Québec pays héritera évidement de cette prérogative. Il pourra d’ailleurs aller plus loin dans sa chasse au trafic d’influence qui gangrène et sape la confiance du public envers sa classe politique.

Un Québec indépendant sera donc mieux protégé du trafic d’influence et les pouvoirs acquis par son accession à l’indépendance seront mieux protégés des intérêts privés.

Un Québec pays possèdera sa propre force militaire

Un Québec pays possèdera sa propre force militaire. En collaboration avec les pays alliés, cette force sera déployée en fonction des intérêts nationaux de l’État québécois.

Un Québec indépendant sera ainsi en mesure d’assurer sa propre sécurité nationale. Cette force armée sera comparable à celle de nombreux pays actuellement membre de l’OTAN.

L’armée québécoise pourra être spécialisée dans les missions de maintiens de la paix, les missions de recherche et sauvetage sur notre vaste territoire et dans les interventions lors de catastrophe naturelle.

Professionnelle, mobile et hautement adaptée à nos besoins, l’armée québécoise nous garantira une place dans les rangs de l’OTAN.

Au sein de la fédération canadienne, le Québec paie déjà pour l’entretien et le déploiement d’une force militaire. Nous possédons donc déjà environ 23% des actifs d’une armée répondant aux ordres d’un gouvernement central dans lequel le Québec est minoritaire. L’indépendance nous permettra de faire mieux. Plus petit, plus adapté et plus spécialisé pour servir les besoins de l’État québécois.