Brise-glaces: le meilleur chantier naval d’Amérique du Nord ignoré par Ottawa

Ottawa, le 27 mars 2018 – Michel Boudrias, porte-parole du Groupe parlementaire québécois en matière de défense et de pêches et océans, s’inquiète de l’état des négociations entre le gouvernement fédéral et le Chantier maritime Davie concernant la conversion de brise-glaces. Le 25 mars dernier, Radio-Canada révélait que non seulement les négociations sont « lentes et ardues », mais qu’il existe un plan gouvernemental parallèle ne faisant pas l’objet des discussions et qui consiste en la construction de six nouveaux brise-glaces.

« On commençait à douter de la volonté réelle du gouvernement Trudeau de négocier avec le Chantier Davie, mais la réalité est encore pire. Pourquoi le gouvernement fait-il miroiter des contrats d’adaptation de brise-glaces à la Davie s’il a l’intention d’en faire fabriquer six ? Est-ce que c’est le plan privilégié par le gouvernement ? Est-ce qu’il remplace le plan de conversion de brise-glaces ? Jour après jour, nous posons des questions en Chambre, mais le gouvernement n’a aucune réponse à donner aux travailleurs inquiets du Chantier Davie », a déclaré le député Michel Boudrias.

Les chantiers maritimes Irving et Seaspan, largement favorisés dans le cadre de la stratégie nationale d’acquisition navale, ont déjà des carnets de commandes bien remplis et seraient vraisemblablement incapables de fournir ces six brise-glaces dans des délais concurrentiels par rapport à Davie. Le député de Terrebonne craint que le gouvernement fédéral retarde volontairement l’octroi de contrats de construction de brise-glaces dans le but de les concéder plus tard aux concurrents de Davie.

« Le fédéral a ce plan en main depuis un an et demi ! C’est à se demander si les libéraux essaient de gagner du temps afin de ne pas avoir à donner le contrat à Davie, qui meurt de faim ! Nous ne demandons pas la charité, nous avons besoin de ces navires ! Le manque de brise-glaces affecte notre économie et crée des risques évitables concernant la navigation sur le Saint-Laurent. Ce serait irresponsable que de nuire à notre économie et à notre sécurité pour des questions de lobbyisme partisan », a conclu le député Michel Boudrias.

 

Un gros minimum pour la Davie

Contrats d’entretien pour les frégates de classe Halifax:

Ottawa, le 22 mars 2018 – « Ottawa doit ce contrat à la Davie. C’est un gros minimum après avoir causé 800 pertes d’emplois. On a passé l’étape des belles promesses et des négociations qui n’aboutissent jamais. Le temps est venu de laisser une chance au Chantier Davie de soumissionner pour les contrats d’entretien des frégates de classes Halifax », a déclaré Michel Boudrias.

Le député du Groupe parlementaire québécois demande à Justin Trudeau de lancer immédiatement un appel d’offres prévu pour 2018 concernant la maintenance de 7 à 12 frégates de combat de classe Halifax. Ces contrats pourraient représenter entre 1,2 et 1,7 milliard $ pour l’entreprise basée à Lévis et assureraient entre 450 et 500 emplois, selon les estimations du Chantier.

L’attribution de ce mandat arriverait à point pour Davie, qui a dû licencier 800 travailleurs avant les Fêtes, faute de contrats fédéraux. L’entreprise est depuis en négociations avec Ottawa pour doter la Garde côtière de nouveaux brise-glaces, mais les discussions s’étirent.

Le député de Terrebonne souligne par ailleurs que les deux chantiers rivaux de la Davie, Seaspan et Irving Shipbuilding, croulent déjà sous les contrats fédéraux après avoir été favorisés dans la stratégie canadienne de construction navale. M. Boudrias craint des retards de production et estime que l’octroi des contrats de maintenance au Chantier Davie ne serait pas seulement bénéfique pour l’entreprise et les contribuables québécois, mais également pour la Marine canadienne.

« Il y a des besoins à combler et les autres chantiers sont débordés. Ça tombe bien, le plus grand chantier au Canada a justement des cales disponibles et des travailleurs au chômage en plus d’avoir la réputation d’être l’un des meilleurs en Amérique du Nord. Il faut sortir de la logique partisane et considérer les aspects stratégiques. Lorsque les intérêts économique, industriel, militaire et stratégique convergent, il faut cesser de tergiverser et appliquer la solution qui s’impose : donner des contrats à la Davie », a conclu le député Michel Boudrias.

Démocrates du dimanche

Libéraux et conservateurs rejettent le financement public des partis :

Ottawa, le 21 mars 2018 – « En perpétuant l’influence indue des grands donateurs dans le financement des partis, les libéraux et les conservateurs ratent l’occasion de clarifier toutes les apparences de conflits d’intérêts entourant leurs collectes de fonds. Les soirées mondaines à 1 500 $ l’accès aux décideurs sont un affront aux citoyens que nous représentons et qui espèrent bien que leurs intérêts passent avant ceux des lobbys. Les deux partis de gouvernement se comportent en démocrates du dimanche », a déclaré Michel Boudrias.

Le député de Terrebonne a fustigé les élus du gouvernement et de l’opposition officielle, qui ont tous voté contre son projet de loi rétablissant le financement public des partis politiques.  Le projet de loi C-364 abaissait le montant maximal des dons de 1 500 $ à 500 $ en contrepartie d’un financement public de 1,75 $ par vote reçu pour les partis ayant obtenu au moins 2 % du scrutin en élection.

Instauré par les libéraux de Jean Chrétien dans la foulée du scandale des commandites, le financement public des partis politiques offrait à toutes les formations un financement stable, prévisible, démocratique et indépendant des grands donateurs. Les conservateurs de Stephen Harper y ont toutefois mis fin dès qu’ils ont obtenu la majorité en Chambre en 2011. Ils occupent depuis la position de tête sans interruption en matière de financement.

Michel Boudrias rappelle que le gouvernement Trudeau promettait de réformer le mode de scrutin à la dernière élection avant de revenir sur sa parole lorsque le système actuel lui a donné une majorité au gouvernement. « Ce gouvernement donne raison aux cyniques. Les libéraux font carrément passer leurs intérêts partisans avant la démocratie. Justin Trudeau joue à un jeu dangereux en se moquant des électeurs alors même que la confiance envers la classe politique est en chute libre », s’est désolé le député de Terrebonne.

L’indépendance du Québec – Manuel d’information

L’indépendance n’est pas le projet d’une seule génération. C’est un véritable projet de société qui nous permettra de bâtir un pays francophone en Amérique du Nord. Un pays à l’image de nos aspirations collectives, un pays libre des contraintes d’un gouvernement étranger. L’indépendance est à ce jour, le seul projet capable d’assurer la survie du peuple québécois. C’est le seul projet capable de nous donner les outils nous permettant de prendre en main tous nos leviers économiques et politiques. Sans l’indépendance, nous sommes condamnés à demeurer un État de plus en plus minoritaire dans le Canada. Nous serons relégués à tout jamais au rang d’observateur de notre propre destin, assistant, lentement mais sûrement, au déclin de notre langue et de notre culture.

L’indépendance ne réglera pas tout, mais elle nous donnera les outils nécessaires pour affronter l’avenir avec espoir et enthousiasme. Elle permettra aux générations qui nous succéderont de regarder en arrière avec fierté et en avant avec confiance et ambition. L’indépendance est une étape fondamentale dans l’histoire d’un peuple et nous ne devons jamais abandonner ce projet qui fera du Québec notre pays.

 

Manuel de l’indépendance