Contrats de brise-glaces au Chantier Davie, on attend toujours

 Chantier Davie : 

« Je suis de plus en plus convaincu que l’annonce du gouvernement n’était destinée qu’à noyer le poisson » 

– Michel Boudrias

Ottawa, le 13 février 2018 – Le 16 janvier 2018, le gouvernement Trudeau annonçait sa volonté de s’entendre avec le Chantier Davie concernant la construction de brise-glaces pour renflouer la flotte la Garde côtière. Après bientôt un mois de négociation entre le Chantier et Ottawa, le député bloquiste Michel Boudrias s’inquiète.

« Entendons-nous bien, cette annonce avec laquelle les libéraux ont fait les paons dans la capitale québécoise n’était qu’une médiocre soupe populaire proposée au plus grand chantier naval du Canada. Mais aussi mince cette compensation soit-elle, on l’attend toujours », a déclaré M. Boudrias.

Chantier Davie propose la conversion de brise-glaces, qu’il louerait ensuite à Ottawa pour combler les besoins de la flotte fédérale. Le Chantier récupèrerait ainsi environ 300 des 800 travailleurs ayant perdu leur emploi durant le temps des fêtes. Les négociations entamées entre le chantier de Lévis et le gouvernement fédéral n’ont toujours pas débouché sur une entente.

Du côté de l’opposition bloquiste, on s’inquiète d’une manoeuvre libérale visant à gagner du temps. Le député de Terrebonne rappelle que la semaine dernière, on apprenait que la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Carla Qualtrough, subissait des pressions pour ignorer les invitations de la part du Chantier Davie.

« Le gouvernement demeure extrêmement vague sur l’état actuel des négociations. Nous sommes en plein hiver et les besoins de la flotte ne sont toujours pas comblés ni en voie de l’être. Je suis de plus en plus convaincu que l’annonce du gouvernement n’était destinée qu’à noyer le poisson. Ce dossier est extrêmement important pour l’économie québécoise. Nous ne devons laisser aucune échappatoire à ce gouvernement qui démontre encore et encore sa mauvaise foi », a conclu M. Boudrias.

–30 –

Sécurité publique et défense nationale, un sombre bilan pour les libéraux

 « Le gouvernement Trudeau agit avec une frivolité alarmante » 

-Michel Boudrias 

Terrebonne, le 12 février 2018 – Le porte-parole du Bloc Québécois en matière de défense nationale et de sécurité publique, Michel Boudrias, fustige les orientations du gouvernement Trudeau en matière de sécurité publique. L’ex-militaire juge alarmantes les différentes positions défendues par le gouvernement depuis l’élection de 2015.

« Que ce soit en matière de sécurité maritime, de sécurité ferroviaire, de sécurité aérienne, de la légalisation de la marijuana et même de défense nationale, le gouvernement Trudeau agit avec une frivolité alarmante », a déclaré le député Michel Boudrias.

En matière de sécurité maritime, Michel Boudrias fait référence au manque de brise-glaces menaçant le transport fluvial sur le Saint-Laurent. En matière de sécurité ferroviaire, le député ne constate aucun changement significatif opéré depuis la catastrophe de Lac-Mégantic et le déraillement ayant eu lieu dans sa propre circonscription en octobre 2017. En matière de sécurité aérienne, M. Boudrias fait référence au projet de loi libéral autorisant les lames de 6 cm dans les vols commerciaux. Le député s’inquiète des risques occasionnés par une légalisation hâtive de la marijuana dans la mesure où les corps policiers se disent incapables d’appliquer adéquatement la loi. En ce qui a trait à la défense nationale, l’ex-militaire souligne les problèmes d’approvisionnement des flottes de guerre canadiennes dans le cadre de la stratégie nationale d’acquisition navale. M. Boudrias critique finalement l’obstination du gouvernement libéral d’imposer l’achat de F-18 Super Hornets de Boeing.

« Cette bouffonnerie est non seulement dangereuse pour les Canadiens, mais pour les Québécois. Dans bon nombre de ces dossiers, le Québec peut et doit agir. Lorsque la fédération est dysfonctionnelle, c’est à nous d’assumer nos responsabilités. Si Ottawa ne peut mettre en place des mesures adéquates pour protéger ses citoyens, alors c’est à nous de prendre en charge ces champs de compétence. Au diable ceux qui pourraient s’en offusquer à Ottawa, s’ils ne veulent pas qu’on s’en mêle, qu’ils fassent leur job », a déclaré le député Michel Boudrias.

–30 –